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Chaque lieu a son fonctionnement institutionnel, son type d'organisation, son personnel particulier,...
Mieux vaut connaître tout ceci afin de mieux s'adapter à la structure qui nous accueille, dans le respect de son fonctionnement et de celui nécessaire au conte et au conteur.

A la crèche :
Une place particulière a été consacrée à la petite enfance sur ce site, avec une sélection des différents lieux.

A l'école :
Une page est réservée à ce lieu particulier qu'est l'école, peut-être parce qu'en plus d'être des "Amateurs qui Content" nous sommes des Professionnels de l'école étant instits à plein temps.
L'avantage de ce lieu énormément propice au Conte est qu'il va nous permettre comme nulle part ailleurs d'avoir des groupes d'âges homogènes, et ça c'est une aubaine. Profitons-en !
Il faut avoir en tête que la représentation du Conte dans ce milieu est presque toujours une représentation écrite. A nous conteurs de faire valoir le droit à l'Oralité et d'en présenter la force.

En bibliothèque :
Le Conte en bibliothèque.(ANCEF) Deux fiches ont été réfléchies et diffusées par L'ANCEF, elle ne sont pas spécifiques aux enfants mais aux médiathèques : "On peut se demander pourquoi tant de conteurs racontent en bibliothèques, et pourquoi tant de bibliothèques invitent des conteurs. Invités par l’Ancef, des bibliothécaires ont réfléchi avec des conteurs, pour approfondir cette question et dépasser les premières évidences...

Contenu et accompagnement d'une séance de Conte en bibliothèque.(ANCEF) "Bibliothécaire, vous voulez accueillir une conteuse ou un conteur. Alors, quel est votre désir ? Attention vous faîtes entrer une nourriture dans votre bibliothèque, cet acte peut avoir des conséquences..."

"Conte en bibliothèque".
sous la dir. d’Évelyne Cevin. Paris : Éd. du Cercle de la librairie, 2005. – 267 p
La critique du livre sur le site du Bulletin des Bibliothèques de France.

L'expérience du Conte en bibliothèque - Quand le livre trouve sa voix(e)
par Michèle Coulet - Bibliothèque Municipale de Marseille - 1994
"Avec la renaissance des conteurs professionnels, le conte joue un rôle important dans la pédagogie de la lecture que les bibliothèques françaises mettent en œuvre, en direction des enfants, des adolescents, et/ou des faibles lecteurs. C'est une pédagogie par l'art, le but étant de donner l'envie et le goût de lire. L'auteur tente d'analyser le lien essentiel entre «parole orale» et «parole écrite». Sont proposés deux exemples d'ateliers du conte: l'un adapté aux enfants, l'autre aux adolescents. Leur méthode est fondée sur l'éveil des images intérieures, l'implication physique du conteur, la créativité verbale."
Proposé par le BBF(Bulletin des bibliothèques de France)

Dans un théâtre :
La plupart du temps, et sauf exceptions spécialisées, le théâtre n'est pas un lieu particulièrement prévu pour les enfants. L'enfant penètre dans un univers "d'adultes" qui lui est autant étranger que fascinant. Le plus souvent, il y est accompagné par ses parents qui de ce fait "investissent" ce moment de culture.
Il est à côté d'autres enfants qu'il ne connaît pas.
Le bout d'homme s'initie aux rituels relatifs à ce lieu et le tout prend parfois la forme d'un rite initiatique, le théâtre ayant des codes qui lui sont propres. C'est lui qui doit s'adapter aux contraintes de ce temple du spectacle vivant et non l'inverse.
Dans tous les cas, méfiez-vous du par terre d'enfants au premier rang ou au sol devant la scène, avec tous les parents en fond de salle. Ce n'est peut-être pas la meilleure façon de partager un moment convivial avec son petit bout.

En centre de vacances :
La colo comme on l'appelle. Contrairement au centre aéré, la colonie de vacances est généralement moins habituée à faire appel à des intervenants extérieurs, en ce qui concerne l'animation de leurs veillées.
Les équipes ont d'avantage pour habitude de créer elles mêmes leurs soirées-contes. Mais quand ils ont réussi à passer le pas de faire appel à un Conteur... Quel bonheur !!
Les soirées en pyjama ont une autre saveur, une autre proximité, une autre puissance de communication. La question reste le budget. Hormis quelques grosses structures ou municipalités bien loties, les Centres de vacances ont souvent un budjet animation assez restreint et ils privilégient souvent les activités extérieures. Ce qui se comprend.
Pensez également à prendre en compte le fait que, juste après votre séance, ils vont aller au lit, alors...préparez les en douceur à faire de beaux rêves.

Le Conte en centre de loisirs

En centre de loisirs :
Les Centres-aérés font plus facilement appel aux intervenants extérieurs que les centres de vacances-colos. Ils ont une "culture du prestataire" plus développée. Les budgets restent tout de même limités dans la mesure où, la plupart du temps, ce sont de petits effectifs qui tentent de remplir ces structures.
Du fait du petit effectif, les séances de conte sont souvent proposées à un public d'enfants d'âges très divers, la plupart du temps du 3/12 ans. Et là, ça se complique.
A vous de voir si vous êtes apte ou décidé à gérer l'hétérogénéité ou pas. Vous pouvez également proposer de regrouper plusieurs centres pour que vous puissiez faire deux séances, une pour les "grands", une pour les "petits".

A l'hôpital :
Dans ce lieu forcément enfermant, l'enfant est soumis à une situation particulièrement déstabilisante, compte tenu de sa maladie :
- Il est exposé à sa propre angoisse ainsi qu'à celle de tout son entourage.
- Il devient de ce fait le centre du monde avec toutes les dérives psycho-affectives que celà occasionne.
- Il est tenu de subir cette situation, les soins, l'enfermement, les horaires, le silence, la douleur,...
Le conte doit être un moyen de partage, d'échange, de jeu.
Tous les enfants n'ont pas envie ou besoin "d'écouter" une histoire. Puisque quelqu'un de nouveau est là, c'est peut-être l'occasion d'extérioriser des choses, d'autres choses avec lui. Histoire de ne pas "subir" de nouveau.
La situation qui est souvent duelle a tout avantage à utiser un support médiateur, un objet, un livre, un jouet,... ceci afin de ne pas soumettre l'enfant à une situation frontale qui pourraît l'intimider car après tout, il ne vous connaît pas encore.
En pratique de Conte à l'hôpital depuis 5 ans, j'ai appris à avoir toujours "dans ma valise" d'autres petites choses à leur proposer que des histoires...au cas où.
Il est arrivé à plusieurs reprises qu'un enfant me dise : "Non je ne veux pas d'histoires, mais viens on joue ! "

Sparadrap, une association, un site pour mieux comprendre ce qui se passe lorsqu'un enfant est malade ou hospitalisé. Son champ d’action est national et européen.

Compte-rendu d'expérience "Raconter à l'hopital", dans un hôpital de la région bruxelloise. "Allez à la page 20"

Conter à l’hôpital ou... l’aventure de Hopi’conte - Anne Henrion
Anne HENRION est conteuse à l’asbl Hopi’conte (Bruxelles). Dans son témoignage, elle met l’accent sur l’aspect (re)créatif du conte, sur l’importance de l’imaginaire, de l’affectif, sur le conte comme caresse donatrice de sens.
le même en version pdf.

En extérieur :
Quels sont les lieux extérieurs où l'on trouve en majorité des enfants ? Le jardin public, "En bas" dans la cité, la rue... Voici des lieux où les gamins ne sont pas là pour écouter des histoires, mais pourquoi pas ? Ils sont là avant tout pour jouer, les parents ne sont pas loin, c'est un lieu qu'ils connaissent. Alain Gaussel est le conteur dont on parle souvent en pensant aux "Conteurs des rues". Voici un portrait qui en dit un peu plus sur cette manière marginale chez les conteurs de raconter des histoires aux enfants...sur leur terrain de jeu.

A la maison :
Il arrive que le conteur soit sollicité pour venir raconter à la maison, lors d'un événement particulier. Attention aux anniversaires où les enfants sont nécessairement excités. Est-ce judicieux à ce moment de leur proposer d'écouter. Ils ont peut-être davantage besoin de jouer.



Points de vue de Conteurs... et autres avis éclairants :


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